« Ce soir je n'ais pas envie de dormir. Pourtant mes yeux se ferme. Je les frotte. Le maquillage qui les recouvres s'étale, coule, noircie mes joues. Noircie mon regard. Cela fait quelques temps que j'ai le sommeil léger. Excuse moi d'étre partie çi précipitament ! J'ai du sortir pour aller pleurer, j'ai eu une vision d'avenir et ça m'a plombé. J'ai telement perdu de moi. Que ce soit en poids ou bien en volontée. Comment dire, une fille a l'avenir facile. Pas tellement ce que je voulais. Je me regarde dans cette glace et me demande a ses yeux a quoi je peux toujours bien ressembler. Et même si, plus qu'un jour. Il le sais, de temps en temps, je craque sous le poids des regards. Hier et aujourd'hui ne sont que le passé d'un présent sans embuche. Reprendre là où tout s'est arrêté. Je suis capable d'avancer tout comme lui le fait. Peut-être pas aussi bien, pas autant de facilité, je ne suis surement pas douée. Je ne l'ai jamais été. Tendre trois fois la joue et prendre trois gifles d'un coup. Sûr, peut-être un peu trop sûr, c'est vrai que je serais là, tout comme je l'ai toujours été, faudra juste venir me ramasser et tout retenter. En espérant qu'ça se souvienne. De ton absence, je ne m'en sors pas trop mal. Il n'y a plus d'importance a tous ça. J'ai simplement cherché à masquer mes erreurs. A expliquer mes silences. J'ai cherché à m'en persuader. Je voulais que ça soit vrai. C'était de ces moments que je pourrais revivre en boucle. Y avait l'alcool. Le manque de sommeil. Y avait l'envie de ne rien rater. Y avait tout ça. Et je me souviens de tout. Je me souviens qu'il n'y avait que nous. Je t'entends encore réspirer. Je sens tes mains qui tremblent. Et depuis, ce vide. On se regarde sans se voir. On se parle sans s'entendre. C'était bien mais maintenant bien trop loin. Il faudrait que je m'arrêtes. On ne s'habitue pas à tout. Tu sais, moi je ne m'y habituerais jamais. Aux battements de mon c½ur qui s'accélèrent, lorsque tu vennais silencieusement te glisser derrière moi, pour me prendre dans tes bras. Un tas de paradoxe. Je m'y habituerais jamais, à ces yeux que tu posais sur moi, ce regard trop amoral. Et cette odeur, tes mains sur ma peau, et ton souffle dans mon cou. Je ne m'y ferais pas aux absences de l'après-instant. Le pré-instant, c'était le plus beau. T'es venu à moi dans un naturel. Arrêtes moi si tu peux. Entre nous, je m'en doutais que sa ne pouvais pas. Ça restera entre nous cette tendresse, cette ivresse. Un pas après l'autre, une nuit après l'autre, on s'y habitue pas. Je ne m'y habitue pas au silence qu'a laissé ta voix en me disant au revoir. Tu trouvais que c'était bien. Pour pas qu'on s'habitue au changement. Rends-toi compte qu'on ne s'habitue pas à tout. Toi, tu le sais pas encore. Je ne m'habitue pas au vide autour de moi. Toi et moi mon amour. T'as vu comme l'éternel s'est foutu de nous ? Et pourtant, c'est ta voix, c'est ton sourire, c'est ton regard corrupteur, qui m'ont appris à maudire jusqu'au semblant de bonheur. Mais en realite c'est toujours ce même parfun que je vais sentir quand quelqu'un me prendras dans ses bras. Je me suis lacer trop vite cette fois. Comme toute ses fois. Parce que j'ai beau chercher toi aussi tu ne lui ressemble pas. »